Pistes de Travail

Thématiques et chantiers en cours

Communiqué18 décembre 2024

Les 19 & 20 décembre : Mobilisons-nous pour défendre le service public de la culture

Le service public du spectacle vivant, comme de l’audiovisuel public, ne peuvent assurer leurs missions sans les financements publics nécessaires.

Aujourd’hui c’est tout l’écosystème sur lequel repose l’intérêt général qui est menacé.

La culture est un puissant levier de développement et de cohésion pour les territoires et leurs habitants. Le spectacle vivant propose des moments rares et précieux : nous faisons vivre des émotions à des populations de classes sociales différentes, d’opinions politiques variées, de tous genres, en situation de handicap ou non, de tous âges…

Nous sommes un service public d’une densité incroyable : nous proposons des spectacles dans les villes, dans les campagnes, dans des salles dédiées, dans des gymnases, sous des chapiteaux, dans l’espace public… Nous nous adressons à toutes et tous, sans aucune forme d’exclusion. Nous proposons des actions de médiation et nous sommes les opérateurs de l’éducation artistique et culturelle.

Nous ne sommes pas délocalisables et reposons sur l’humain !

Depuis l’annonce, en février, par Bruno Le Maire de coupes budgétaires sans précédent dans le budget de la culture – mais également pour d’autres politiques publiques essentielles comme l’éducation nationale, la recherche, la transition écologique-, nous sommes mobilisé.e.s en intersyndicale.

Si la récente motion de censure a marqué un temps d’arrêt, renversant le gouvernement Barnier qui souhaitait redresser les comptes publics en taillant dans les budgets des services publics d’avenir et imposer des économies sans précédents aux collectivités territoriales, les dangers pour nos professions ne sont pas pour autant écartés.

Les collectivités territoriales assurent une part significative du financement des missions de service public, chacune à leur échelle. Sans leurs financements, c’est le maillage social et culturel de proximité qui s’effondre, un pan entier de notre modèle de société.

Dans les Pays de la Loire, comme dans de nombreux territoires, les collectivités territoriales anticipent une politique d’austérité et coupent les budgets alloués notamment aux politiques culturelles.
Avec une absence totale de concertation, au mépris des engagements antérieurs et de la continuité du service public, Madame Christelle Morançais a décidé de faire porter une grande partie des 100 millions d’économie qu’elle souhaite engager en Région aux secteurs culturels, à l’insertion des jeunes, à la solidarité, à la transition écologique, à l’égalité femmes-hommes et au sport.
Cela se traduit par une baisse de plus de 70 % des subventions dédiées à la Culture.

Sur l’ensemble du territoire, les coupes annoncées vont avoir des conséquences sociales dramatiques sur de nombreuses structures culturelles en laissant des milliers de professionnel.les dans une situation de grande précarité.

L’année 2025 s’annonce catastrophique. Lieux, festivals, compagnies et emplois salariés sont menacés de disparition.

Nous ne laisserons pas les Pays de la Loire devenir un laboratoire du démantèlement de notre écosystème.


Nous appelons à la mobilisation le 19 et 20 décembre prochain à 8h devant l’hôtel de Région de Nantes.


Face aux restrictions budgétaires des collectivités territoriales, d’autres mobilisations ont lieu partout en France et nous vous invitons à les rejoindre (Besançon, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lons-le-Saunier, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Orléans, Paris ou encore Rouen) .

Les alternatives à ces politiques de destruction massive existent.

Nous, partenaires sociaux, demandons à être entendus.

Mobilisons-nous pour défendre et renforcer le service public de la Culture !

Le 18 décembre 2024

Signataires :
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – CGT Spectacle
FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue
SN3M-FO – Syndicat National des Musiciens et du Monde de la Musique
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques –
PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de Création
SFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètes
SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciennes (Enseignantes et
Interprètes) de France CGT
SNLA – FO – Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP – Syndicat National des Scènes publiques
SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
SUD CULTURE – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture
SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants
SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnelles du Théâtre et des Activités
Culturelles

Communiqué15 novembre 2024

Pays de la Loire : Face à la situation grave et sérieuse, mobilisons-nous massivement !


Le 15 novembre 2024



Pays de la Loire : Face à la situation grave et sérieuse, mobilisons-nous massivement le 25 novembre !


Les restrictions du budget alloué aux collectivités territoriales, annoncées par le gouvernement de Michel Barnier, trouvent en Pays de la Loire un écho politique zélé, des plus alarmant pour l’ensemble de l’écosystème qui agit en faveur de l’intérêt général.


La présidente de Région, Christelle Morançais a annoncé mi-octobre, non seulement vouloir doubler l’exigence du gouvernement de procéder à 40 millions d’euros d’économies sur les dépenses publiques, mais également souhaité « aller plus loin » sans préciser le montant de cette économie supplémentaire. Une économie d’au-moins 100 millions d’euros semble évoquée.


Si pour l’instant les modalités de cette baisse drastique et brutale de la dépense publique n’ont pas été explicitées, la tendance est à un resserrement strict des actions de la Région Pays de la Loire autour de ses seules compétences obligatoires, comme l'a d'ailleurs affirmé l’élue à la culture Isabelle Leroy le 13 novembre dans un tweet sur X.
Ainsi les 100 à 150 millions d’économies projetées en 2025 pourraient peser principalement, sur le périmètre de la commission 7 « Culture, sports, vie associative, bénévolat, solidarités, civisme et égalité femme-homme ».


Les aides aux lieux, aux compagnies, aux arts de la rue mais aussi aux festivals, aux différents pôles et à l’ensemble de l’audiovisuel public pourraient souffrir d’un retrait total ou d’une baisse pouvant aller jusqu’à 90% des dotations régionales. Il en serait de même pour la solidarité, la vie associative et le sport, très sévèrement touchés.
Les coupes pourraient être telles que certaines structures seraient en péril dès 2025, entraînant un vaste plan social territorial dont les répercussions dépasseraient assurément le périmètre de la région. Des milliers d’emplois sont menacés. Ceci dans un contexte où les négociations relatives à la protection sociale des salarié.es relevant du régime de l’intermittence sont cesse menacées d’arbitrages financiers et toujours confisquées aux organisations salariées et employeurs du secteur, qui ont pourtant scellé un accord le 27 octobre 2023.


Alors oui la situation de la France est trop sérieuse, trop grave pour qu’une collectivité décide de menacer des milliers d’emplois et de détruire le tissu local de proximité qui participe à faire vivre la rencontre, le débat, la solidarité, l’éducation populaire, les droits culturels et la création au cœur de l’espace public.
Contre cette coupe massive qui menace l’intérêt général et des centaines d’emplois, nous appelons donc àune mobilisation, le 25 novembre, à 8h30, devant le parvis de l’Hôtel de Région de Nantes.


Au-delà de la situation qui s'annonce désastreuse en Pays de la Loire, nous souhaitons alerter sur le vent de coupes budgétaires qui sera la conséquence inévitable du projet de loi de finances pour 2025 s’il n’est pas modifié rapidement.


L’effort à hauteur de 5 milliards d’euros demandé aux collectivités territoriales constitue un véritable choc budgétaire majeur pour le service public de la culture.
Nous interpellons dès aujourd’hui les sénateurs en charge de l’examen du Projet de loi de finances 2025, et nous alertons le Premier ministre sur les conséquences dramatiques que ces coupes feront peser sur un secteur essentiel à la cohésion nationale et à la démocratie culturelle.

Communiqué17 juillet 2024

« Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires »

Les organisations du service public du spectacle vivant s'adressent aux nouveaux parlementaires : « Nouvelle Assemblée nationale : trois orientations prioritaires»


Le 17 juillet 2024


Le soulagement que nous avons ressenti le 7 juillet au soir était réel : le RN ne serait pas au Gouvernement. Nous savions cependant, au vu des résultats et de la progression continue de l’extrême droite et de ses idées, que nous entrions dans une turbulence parlementaire à haut risque. Le fait est là. Le soulagement fut donc de courte durée.


Les partenaires sociaux que nous sommes ont vécu avec beaucoup de violence ces 7 dernières années.
Qu’on en juge : nous avons négocié et signé deux accords sur l’assurance chômage des salariés intermittents du spectacle, d’abord rejetés par les organisations interprofessionnelles et méprisés par le Gouvernement.
Nous sommes confrontés à des négociations salariales intenables en raison d’un contexte où les budgets s’effondrent, et de nombreux salariés de notre secteur souffrent d’un niveau de revenu particulièrement bas.
La réforme des retraites imposée au forceps, a totalement ignoré les spécificités du secteur culturel et provoquera une plus grande précarité des métiers artistiques et techniques du spectacle vivant.


Au moment où l’Assemblée nationale s’installe, il nous semble essentiel de rappeler trois orientations fondamentales pour nos organisations sur lesquelles nous interpellons les députés républicains.

  • La démocratie du dialogue social doit être remise sur le devant, et les corps intermédiaires doivent être respectés. Nous demandons qu’aucune réforme de l’assurance chômage ne soit engagée avant même d’évaluer les effets probablement désastreux de la précédente et que l’accord unanime du 27 octobre 2023 soit ainsi repris.
  • Nous sommes toutes et tous convaincus que le délitement politique est, pour une part essentielle, le produit du démembrement des services publics engagé depuis des décennies et gravement accentué ces dernières années. Nous appelons à une refondation de leurs objectifs et nous appelons à des convergences pour les sauver et redonner aux citoyens, notamment les plus modestes, confiance dans notre pacte d’équité territoriale. Le service public de l’art et de la culture, fondé sur l’intérêt général, se mobilisera totalement en faveur de cet objectif au cours des deux prochaines années.
  • Enfin, les coupes budgétaires contre les services publics, et notamment celui de la culture, ne peuvent plus être acceptées. Une nouvelle politique budgétaire et fiscale permettrait de répondre aux enjeux financiers sans anéantir les services publics. Les salaires, et traitements, et l’emploi en général ont besoin d’une politique volontariste reposant sur une affectation de moyens directs. Nous serons tous et toutes, particulièrement attentifs aux premières décisions budgétaires du prochain gouvernement. Nous demandons le rétablissement des crédits coupés en 2024 et un abondement de 150 millions de crédits issus de la part individuelle du Pass culture, sur lequel la Cour des comptes a dressé un bilan sévère, en les fléchant vers l’emploi, la création, l’aide directe aux équipes artistiques, et la permanence artistique et technique sur l’ensemble du territoire afin de favoriser notamment une politique d‘éducation artistique et culturelle volontariste et partagée avec les acteurs de l’Éducation nationale.

La responsabilité de la nouvelle Assemblée est écrasante. Elle a deux ans pour éviter de voir le risque de l'extrême droite revenir.

Aux nouveaux députés, qui prennent place à l’Assemblée nationale, nous demandons de la clarté et de la lucidité : notre modèle social, nos services publics sont les garants d’une démocratie vivante. Ils ont besoin d’une politique volontariste et de moyens supplémentaires.

Les signataires :
Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT - CGT Spectacle
F3C CFDT - Communication Conseil Culture CFDT
FNAR - Fédération nationale des Arts de la rue
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques
PROFEDIM - Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SCC - Syndicat des Cirques et Compagnies de Création
SFA CGT - Syndicat Français des Artistes-interprètes
SNAM CGT - Union Nationale des Syndicats d'Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGT
SNAPAC - CFDT - Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l'animation, du Sport et de la Culture
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP - Syndicat National des Scènes publiques
SUD - Culture - Syndicat "Solidaires, Unitaires et Démocratiques" de la Culture
SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants
SYNDEAC - Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT - Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles

Actualité29 mai 2024

Les Etats Généraux de l'itinérance #2 se retrouvent les 8,9 et 10 juillet 2024 dans le cadre de Villeneuve en Scène

Les Etats Généraux de l'itinérance initiés par le CITI, posent leur valise à Villeneuve-lez-Avignon, les 8 9 et 10 juillet dans le cadre du festival Villeneuve-en-Scène. 

Cette seconde étape aura pour thématique un nouveau récit de l'itinérance artistique, et se déroulera sur 3 matinées, une plénière et 2 ateliers. Les rencontres sont ouvertes à toutes et tous, sur inscription, et dans la limite des places disponibles. 

 


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